Victoire, j’ai senti mon « qi » !

Depuis quelques temps, je m’intéresse au qi gong et à la médecine traditionnelle chinoise, ce qui m’a permis d’apprivoiser petit à petit le qi (ou chi). En fait, je connaissais déjà ce concept puisqu’en yoga, il se dénomme le prana et il met en mouvement les différents centres d’énergie du corps, les chakras. Il s’agit d’une énergie vitale que l’on peut ressentir et faire circuler dans le corps pour mieux se connaître, augmenter son tonus, se régénérer, voire se soigner. Avec énormément de pratique, la maîtrise du qi permettrait d’atteindre des niveaux spirituels plus élevés (j’en suis bien loin).

Le qi, une énergie mystérieuse qui me laissait sceptique

Le qi m’intriguait tellement que je voulais commencer par le ressentir. J’avoue avoir été extrêmement sceptique au départ, mais le fait que cette notion existe dans plusieurs cultures me faisait pressentir qu’une vérité existait bel et bien. J’ai lu quelques livres à ce sujet. Un jour, je suis tombée sur un ouvrage d’inspiration taoïste proposant une méthode de méditation expliquée de façon très pragmatique. Il s’agissait de faire circuler son énergie tout autour de son corps en démarrant et en finissant par le nombril. Tout était expliqué en détail : les points de concentration qui correspondent à des points d’acupuncture et à des chakras pour certains, les relations entre les différents organes, les contre indications, etc.

Une sensation de chaleur au niveau du nombril

J’ai essayé cette méditation plusieurs fois. Au bout d’une dizaine de séances environ (je dirais même moins) et à force de concentration (tout en étant extrêmement détendue), j’ai commencé à ressentir cette énergie autour de mon nombril. A présent, j’arrive à la faire descendre puis à la faire remonter au niveau des lombaires, mais pas au-delà. Parfois, je la sens s’échapper dans les jambes tel un courant électrique. Pour l’instant, je n’arrive pas encore à la diriger totalement efficacement là où je veux, mais le fait est que je la ressens.

Se faire épauler par un professeur

Il me manque encore de nombreuses heures de pratiques et sans doute les conseils avisés d’un professeur qui maîtrise les concepts taoïstes. Il est en effet conseillé de se faire épauler au départ car cette méditation est puissante et peut occasionner des effets indésirables si elle n’est pas maîtrisée correctement (cela va du simple mal de tête aux plus rares troubles mentaux si l’énergie reste concentrée dans la tête, d’après ce que j’ai compris). Pour éviter ces effets négatifs, la principale attitude à avoir est de terminer la méditation en canalisant toute l’énergie dans le nombril dans un mouvement giratoire.

J’avais déjà expérimenté cette sensation sans pouvoir la nommer

Le qi peut être ressenti de façons différentes selon les personnes. Pour ma part, il s’agit d’une sensation de chaleur, parfois des fourmillements. J’avais déjà eu ces sensations (de façon fugace) par le passé sans pouvoir leur donner un nom : parfois au réveil quand je m’étire, après une séance de sport, quand je fais la position de la pince au yoga et dans de multiples autres occasions. J’ai su avec certitude qu’il s’agissait de ce fameux qi quand j’ai réussi à faire durer la sensation et à lui donner une direction mentalement. Je me suis dit : « Cela correspond vraiment à ce qui est décrit« . Du coup, les méridiens, l’acupuncture et tout un tas de récits ont pris tout leur sens (même si la science occidentale ne parvient pas à expliquer ces phénomènes). J’ai l’impression que pour ressentir cette énergie, il faut avoir au préalable une conscience assez prononcée de son corps. C’est pour cette raison que la pratique d’un sport est importante : cela peut-être du yoga, du stretching ou autre. Il faut comprendre ses sensations physiques et comment son corps réagit face aux émotions (par exemple, l’amour fait battre le coeur, la timidité fait rougir, le stress fait transpirer, etc.).

Se connaître, se respecter, gagner en vitalité…et plus

S’agissant des effets concrets de cette pratique, celle-ci me procure beaucoup de détente et peut-être une conscience de mon corps encore plus prononcée. J’ai l’impression de le respecter davantage, de le ménager quand je sens que je le maltraite (si je mange trop riche, si mes émotions sont négatives, si je suis trop fatiguée, etc.). J’acquiert donc de jour en jour un peu plus de vitalité et de conscience. Par contre, j’ai encore beaucoup de travail à effectuer et de nombreux blocages à lever pour que mon énergie circule librement à travers mon corps. Le potentiel de cette pratique me paraît très vaste. Pour l’instant, il me semble peu raisonnable de continuer à des niveaux supérieurs sans être accompagnée : je souhaite avant tout rester les deux pieds bien sur terre ! En tout cas ressentir le qi à travers soi est une découverte extraordinaire que j’ai faite et qui m’apporte déjà une réelle satisfaction.

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